Même si l’ambiance climatique du métro est fortement corrélée à la température extérieure, la RATP, consciente de la chaleur dans les trains – notamment en période estivale – a mis en place différents systèmes pour améliorer le confort climatique.

Quels sont donc les procédés pour rafraîchir l’air, compatibles avec le fonctionnement particulier des transports urbains ?

La RATP a adapté les 3 systèmes existants à ses différents réseaux et matériels pour améliorer le confort climatique :

la ventilation mécanique forcée (VMF) : elle aspire l’air à l’extérieur par des aérateurs situés sur le toit des matériels, diffusant ainsi un courant d’air pour les voyageurs

la ventilation mécanique forcée réfrigérée (VMFR) : elle utilise uniquement l’air extérieur et produit un écart de température avec l’extérieur de quelques degrés pour apporter aux voyageurs une sensation de fraîcheur. Les nouveaux matériels disposent ainsi de ventilation réfrigérée offrant aux voyageurs un meilleur confort climatique tout en étant moins énergivore que la climatisation classique

la climatisation série / allégée : il s’agit de refroidissement d’un mélange d’air intérieur et d’air extérieur / recyclage de l’air intérieur en circuit fermé. Solution très peu mise en avant (uniquement dans certains bus) car l’habitacle étant naturellement réchauffé par l’ouverture régulière des portes, il n’est pas possible d’obtenir une température basse et uniforme.

La climatisation des matériels roulants circulant en souterrain n’est pas la solution retenue car elle consomme beaucoup d’énergie, qui réapparait sous forme de chaleur, le tout étant inévitablement refoulé dans les tunnels et sur les quais. De plus, elle n’est pas adaptée à l’ouverture régulière des portes.

Pourquoi certains matériels ne sont-ils pas climatisés ?

Il est important de noter que les climatisations extraient de la chaleur des trains, consomment de l’énergie électrique réapparaissant sous forme de chaleur, le tout étant inévitablement refoulé dans les tunnels et sur les quais.

Ces décisions ont un impact sur l’environnement, car produire un air rafraîchi et le diffuser dans les matériels roulants suppose une puissance installée et une masse à transporter plus importante, et donc une consommation d’énergie accrue.

Enfin, l’installation de la climatisation en souterrain est problématique en raison du petit gabarit des tunnels du métro. Le faible espace disponible entre la voûte du tunnel et la toiture du métro impacte la performance des installations à cause de phénomènes de recirculation d’air chaud soufflé puis réaspiré par les ventilateurs.

Le contexte actuel de raréfaction des ressources énergétiques entraîne donc l’équipement des seules lignes qui présentent des situations difficiles. Cette décision est prise ligne par ligne, en accord avec le STIF, autorité organisatrice des transports en Île-de-France et propriétaire juridique des matériels roulants, et concerne en priorité les lignes à section aérienne ou pour lesquelles les voitures sont garées à l’extérieur.

L’état de votre ligne…

Sur le réseau métro :

  • Les lignes équipées de ventilation naturelle obtenue grâce à des lanterneaux disposés en toiture sont :
    3, 3bis, 6, 10, 11 et 12
  • Les lignes équipées de ventilation mécanique forcée sont :
    4, 7, 7bis, 8, 13 et une partie du parc de la ligne 14
  • Les lignes équipées de ventilation réfrigérées sont :
    1, 2, 5, 9 et une partie du parc de la 14 (11 trains)

Sur le réseau RER :

Sur le RER ligne B :

Les MI79 rénovés (2/3 du parc) sont équipés de ventilation réfrigérée.

Les MI84 sont équipés de ventilation mécanique forcée

Sur la ligne A :

Les MI09 et les MI2N sont équipés de ventilation réfrigérée

Sur le réseau tramway :

Les 7 lignes du réseau tramway RATP, T1, T2, T3, T5, T6, T7 et T8 sont équipées de ventilation réfrigérée.

Sur le réseau bus :

La plupart des bus RATP sont dotés de vitres athermiques qui améliorent l’efficacité de la ventilation forcée et limitent les consommations énergétiques.